La situation épidémiologique en région bruxelloise

 

 

Communiqué de presse - PDF

La situation épidémiologique en région bruxelloise

 

Comme pour le reste de la Belgique, la situation épidémiologique bruxelloise est inquiétante. Face à ce constat, le Comité de concertation de ce 24 mars a pris des mesures sanitaires supplémentaires. Rappelons qu'il est de la responsabilité de chacun de respecter le dispositif mis en place et les gestes-barrières, mais aussi de limiter au maximum ses contacts sociaux pour limiter la propagation du virus.

communique_de_presse_24_03_2021_cases_7_days.png

Le taux d'incidence (c'est-à-dire le nombre d'infections pour 100.000 habitants) augmente significativement : il est passé à 538 ce 24/03, contre 410 le 17/03. Actuellement, les infections sont toujours assez élevées chez les moins de 40 ans, avec une réelle augmentation en particulier chez les moins de 20 ans. Le taux de positivité, soit la proportion de tests positifs par rapport à l’ensemble des dépistages effectués, tend aussi à augmenter, puisqu'il est passé de 8,4% le 17/03 à 9,2% ce 24/03.

Actuellement, plus de 60 % des contaminations sont dues au variant britannique, plus contagieux. Les autres variants augmentent également à Bruxelles. Le pourcentage de foyers sur le nombre de cas positifs totaux diminue, ce qui veut dire que le virus circule davantage. Ce sont toujours les écoles et les entreprises qui regroupent le plus grand nombre de foyers. Nous appelons donc les entreprises à respecter la règle du télétravail obligatoire dans toutes les circonstances où celui-ci est possible. Les communes plus densément peuplées ont également une incidence plus élevée que les communes moins peuplées.

Les hospitalisations augmentent encore, passant de 353 le 17/03 à 423 le 23/03. Il s'agit de l'indicateur qui a le plus augmenté. Le pourcentage de personnes hospitalisées issues de maisons de repos diminue depuis plusieurs semaines. Il s'agit d'une conséquence positive de la vaccination et de l'administration quasi-finalisée des deuxièmes doses de vaccin dans ce groupe-cible qui est désormais davantage préservé que par le passé.

Le nombre de personnes en unités de soins intensifs est aussi en légère hausse, passant de 86 au 17/03 à 109 le 23/03. Des investigations sont actuellement en cours pour déterminer le(s) facteur(s) qui expliqueraient ces augmentations en soins intensifs. La proportion de nombre de lits en unités de soins intensifs par rapport au nombre total d'hospitalisations augmente aussi par rapport aux mois précédents. Quant au nombre de décès, il reste plutôt stable avec 27 décès le 17/03, contre 36 le 24/03. Pour rappel, les hospitalisations suivent les contaminations avec 15 jours de retard.

Quid du testing ?

Avec 8 centres de test, la capacité de testing bruxelloise est de 10.000 tests par jour avec un bon délai d'analyse et de mise à disposition du résultat. La prise de rendez-vous a été simplifiée et peut se faire via la plateforme https://brussels.testcovid.be/. En parallèle, 2.700 tests rapides ont été effectués depuis le 8 janvier dans 5 centres de test. Ce qui a permis de débuter, immédiatement après le test, le tracing des contacts des personnes positives au Covid-19.

Par ailleurs, un projet-pilote de testing salivaire préventif a démarré dans 7 écoles bruxelloises le 9 mars dernier et, depuis le 15 mars, les maisons de repos et les maisons de repos et de soin ont la possibilité de commander des tests antigéniques rapides. Actuellement, 3.600 tests rapides ont été commandé pour mettre en place ce processus, indispensable dans un contexte où seuls 60% du personnel de ces institutions sont vaccinés.

Dès la semaine prochaine, un projet-pilote de testing via des tests antigéniques rapides démarrera dans 8 pharmacies à Molenbeek, Anderlecht et Schaerbeek avec l'objectif de rendre le testing le plus accessible possible aux Bruxellois. Plus d'informations à ce sujet seront communiquées dans les jours à venir.

Et maintenant ?

Bruxelles n'échappe pas au constat belge : la situation épidémiologique est inquiétante et nous surveillons de près cette hausse des chiffres épidémiologiques. Le Comité de concertation de ce 24 mars a démontré que nous devons agir ensemble, de façon solidaire, pour combattre la crise sanitaire actuelle. Plus d'un an après l'arrivée du coronavirus en Belgique, nous devons continuer à respecter scrupuleusement les mesures sanitaires et à limiter au maximum nos contacts sociaux pour nous protéger et protéger les autres, mais aussi pour entrevoir la possibilité d'un quotidien où le virus est sous contrôle. En parallèle, la campagne de vaccination bruxelloise, boostée avec l'ouverture de plusieurs centres de vaccination ces dernières semaines, commence à porter ses fruits et donne quelques lueurs d'espoir concernant un retour prochain à une vie plus normale.

Rappelons également l'importance de se placer en quarantaine et de se faire tester dès l'apparition du moindre symptôme (toux, difficultés respiratoires, fièvre, courbatures, fatigue, perte du goût et/ou de l'odorat, nez bouché, mal de gorge, ou encore diarrhée). Depuis le 21 janvier, à Bruxelles, les personnes symptomatiques peuvent se présenter dans un centre de test sans prescription préalable d'un médecin (la prescription pour le test se fait alors par le médecin dans le centre de test).

 

Plus d'informations sur le dispositif Covid-19 à Bruxelles sur coronavirus.brussels. Suivez aussi notre actualité sur notre page Facebook.